05/01 au 07/01 Phnom Penh
Au moins 2 jours d’arrêt à Phnom Penh, capitale du Cambodge, sont nécessaires pour prendre la température du pays. Nous avons donc quitté Chau Doc le O5/01 à 8h 00 du matin. Petit incident : nous avons oublié les passeports à l’hôtel ; heureusement, nous avons pu les récupérer avant le départ du bateau.
Passage de la frontière vers 10h 00 : R.A.S. Le voyage se poursuit sans incident et nous arrivons à Phnom Penh vers 14h 00.Installation dans une guest house au bord du lac. Nous y passons l’après midi.
Hier, nous avons écumé toute la ville à la recherche d’un réparateur vélo. Nous en avons trouvé quantité autour du marché russe. Mais nous n’avons rien fait réparer ; il faut dire que ces réparateurs, à partir de vieux vélos, vous en fabrique un presque neuf, avec super autocollants et tout et tout …Les autocollants, bof ! C’est d’un moyeu neuf dont nous avons besoin pour le vélo d’Eloys. Du coup, nos projets s’ent trouvent changés. Nous allons filer sur Bangkok, où nous sommes sûr de trouver ce dont nous avons besoin, en passant par Angkor Vat et en faisant un crochet par Battambang au lieu de monter vers le Laos directement.
08/01 Skun
Et voilà, encore une fois sur la route. Le paysage est sublimissime, une vaste plaine ornée de grands palmiers et de bananiers. De nombreux monastères ponctuent la plaine. Magnifique ! Dès la sortie de Phnom Penh, ce qui saute aux yeux, c’est la grande pauvreté de la population. Misérables petites paillotes sur pilotis, qui ne sont parfois que de simples cabanes toutes de guingois, sans eau, ni éléctricité. L’électricité est founie, pour certaines, par de grosses batteries.Heureusement, on croise aussi de jolies petites maisons en bois peint ou en dur, sur pilotis elles aussi.Tout contre, d’énormes jarres (peut être 200 litres) recueillent l’eau où les femmes viennent se servir pour l’usage quotidien. De nombreux enfants trainent au bord de la route, ou jouent dans l’eau boueuse des marécages, auprès des buffles. Ils sont sales et les plus jeunes sont peu ou pas vétus. Mais, nous passons aussi devant un grand nombre d’écoles où les élèves, vêtus de pantalons ou jupes bleu marine et de chemises blanches nous saluent gaiement de la main. Contraste saisissant.
Sur la route, un même contraste se manifeste. De gros 4X4 tout neufs, de grands bus de tourisme climatisés doublent de petits mini-bus ou camionnettes, surchargés de bagages hétéroclites : paniers divers et variés, caisses, sacs, vélos ; motor-bikes, etc., sans compter les passagers qu’on peut voir jusque sur le toit
09/01 Kompong Thom
Hier, on était à Skun et on a été très déçu ; on n’a pas vu les habitantes de Skun vendre sur le marché leur plat favori : les mygales frites ! Peut-être y-a-t-il une saison de la mygale comme chez nous il y a une saison de l’abricot ? Et voilà encore une spécialité à laquelle on n’aura pas gouté ; ce n’est pas la seule et ce ne sera pas la dernière ; en fait nous n’avons pas été très téméraires.
Durant notre voyage, nous aurions pu déguster :
En Mongolie :
- des yeux et des coucougnettes de moutons et/ou de chameau
- une tête de mouton entière
En Chine :
- des scorpions (Pékin
- des pattes de poulet grillées
- des têtes de poulets grillées (essai réussi)
- du chien (une certaine race surtout)
En Chine et au Vietnam :
- des embryons de poussins ou de canards (servis dans leur œuf)
- du rat (on pense que c’est ça qu’on a mangé une fois)
- des chrysalides
- de la tortue
- du crapaud (c’est comme les grenouilles, en plus gros non ???)
- du serpent (on croit que c’est du boa)
Au Cambodge :
- de la mygale frite
- des criquets
- des grillons et autres joyeusetés
BON APPETIT
P.S. quand nous aurons les recettes, on vous les fera passer, d'accord !
10/01 Kompong Thom encore
Hier, c’était cuisine, aujourd’hui, c’est culture : Les anciens temples de Sambor Prei Kuk.Comme le vélo d’Eloys n’est toujours pas réparé, nous hésitons à y aller en pédalant. Non que ce soit loin, mais c’est une piste qu’il faut emprunter et nous craignons un peu les nids de poule et autres trous.Donc nous nous rabattons sur un tuk tuk (moto avec une sorte de carriole à l’arrière qui peut transporter de 3 à 4 passagers). Notre guide vient nous chercher à 8h 00 et pendant plus d’une heure, il nous baladera à travers la campagne, ponctuée de petits villages cachés sous les palmiers. En route, nous croisons des vélos, des cyclos, de petits chevaux attelés à des carrioles que les hommes conduisent debout, de grands bœufs au pas tranquille attelés à des charrettes d’un autre temps et puis toujours divers véhicules (surtout des pick up) surchargés.Sur le bord du chemin, devant les maisons, les enfants se précipitent et nous saluent gaiement en agitant la main et nous criant des « Hellos ». Nous leur répondons de même.Lorsque nous arrivons sur place, les lieux sont encore déserts. Seul un groupe de jeunes cambodgiens est là qui se précipite vers nous : c’est 2 $ l’entrée, sans ticket. Surprise ! Oui, oui, 2 $ sans ticket, et 3 $ avec tickiet … Après un petit moment de flottement, nous leur répondons que, non, le site est gratuit. Dommage ! Ils essaieront avec d’autres …Nous restons sur le site presque 2 heures, en compagnie de 4 tout jeunes enfants (de 4 à 10 ans) qui nous guident au milieu des ruines. C’est étonnant comme ils ont assimilés des notions d’anglais et de français ; c’est à l’école où ils vont l’après midi seulemenet, nous affirment-ils Comme Eloys alors ? Retour en ville dans les mêmes conditions et l’après midi, travail scolaire.
11/01 Kompong Kdei
Ce qui est amusant et génial, ce sont toutes les rencontres que nous faisons. Des gens de toutes conditions, de tous horizons, si différents et pourtant si proches. De Laura l’italienne à Nora la Cambodgienne, en passant par Pter et Yoyo, en Chine ou Thuat à Cat Tien, sans oublier bien sûr, nos chers René et Anja ou Anne et NIco, Anna et Michel, … Avec tous, nous avons passé du bon temps, que ce soit quelques minutes, quelques heures ou quelques semaines.Et puis, tous ces cyclistes rencontrés au bord d’une route, d’un chemin avec lesquels on échange des infos sur la prochaine étape, sur l’état de la route ou, pour ceux, qui comme nous partent longtemps, dans quels pays ils ont voyage, dans lesquels ils vont voyager, etc.Quel bonheur, ces petites paues, à l’ombre d’un arbre, autour d’une gourde d’eau fraîche ou d’un moreau à partager. Et on repart, gonflés d’énergie, de joie de vivre !


Commentaires